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Afrique de l'Est
Aménagement de l'espace
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Publié le: 2026-10-27

En novembre, des représentants de huit pays et de plusieurs organisations et institutions se réuniront à Nairobi à l’occasion de la Conférence des partenaires de l’Afrique de l’Est de la CNEE. Cette conférence s’articule autour de l’apprentissage entre pairs. Les échanges entre pairs portant sur des cas concrets s’avèrent efficaces et sont très appréciés, comme l’a montré une récente revue des activités de la CNEE en Ouganda.

La CNEE entretient un partenariat étroit avec l’Ouganda depuis plus de vingt ans. La collaboration s’est concentrée sur l’amélioration de l’efficacité tant de l’EES que de l’EIES, puisque l’Ouganda disposant d’une législation solide en la matière. Des progrès significatifs ont été réalisés au fil des ans, ce qui a entraîné une évolution des besoins.
Cette année, la CNEE a procédé à une revue de son travail en Ouganda afin de dresser le bilan des besoins qui ont été satisfaits et de déterminer quel type de soutien doit être adapté. Pendant deux semaines, l’évaluatrice Sofia Marcon s’est entretenue avec le personnel de l’Autorité Nationale de Gestion de l’Environnement (NEMA) ainsi qu’avec d’autres institutions gouvernementales et parties prenantes impliquées dans les processus d’évaluation environnementale. Alors que le rapport de revue est en cours de rédaction, elle partage d’ores et déjà quelques premières observations.

La première est que l’Ouganda progresse vers une meilleure intégration de l’évaluation environnementale stratégique (EES) dans l’aménagement du territoire. L’objectif est de répartir les responsabilités entre plusieurs organisations plutôt que de les concentrer au sein d’une seule institution. Plusieurs ministères et agences gouvernementales jouent désormais un rôle actif dans l’EES. En conséquence, l’EES évolue d’un sujet spécialisé vers une responsabilité partagée au sein du gouvernement. Cette évolution renforce l’appropriation du processus et jette des bases plus solides pour l’avenir. Au même temps, il reste nécessaire de renforcer les capacités afin que davantage d’organisations puissent participer efficacement et apporter leurs contributions.

« Nous faisons de grands pas en avant pour renforcer le système d’évaluation environnementale de l’Ouganda. » – Mme Aiden Jullian Asekenye, responsable de l’évaluation environnementale à la NEMA

 

Une autre observation intéressante issue de la revue est que l’EES et la collaboration semblent souvent aller de pair dans les processus de planification et de prise de décision en Ouganda. Les décideurs politiques ayant une expérience de l’EES sont plus enclins à solliciter d’autres ministères. À l’inverse, les personnes qui travaillent naturellement au-delà des frontières organisationnelles utilisent souvent l’EES comme un outil pour rassembler les parties prenantes. Dans un contexte où les ministères se concentrent généralement sur leurs propres mandats, l’EES contribue à créer un espace de discussion autour des défis communs. Établir le premier contact peut toutefois s’avérer difficile, car les hiérarchies, les budgets et les cultures organisationnelles ne sont pas toujours conçus pour favoriser la collaboration. Cependant, une fois cet obstacle initial est surmonté, la coopération interministérielle est souvent perçue de manière positive par les personnes concernées.

Enfin, la revue a permis de mettre en évidence les types de soutien les plus appréciés en Ouganda. Il est apparu que, outre son expertise technique, la CNEE est appréciée pour le partage d’exemples concrets et d’enseignements tirés d’autres pays. Marcon : « Les partenaires ougandais ont maintes fois souligné à quel point il est utile de savoir ce qui a fonctionné dans d’autres pays et quelles approches se sont avérées moins efficaces. Les exemples provenant des Pays-Bas et d’autres pays confrontés à des défis similaires sont particulièrement appréciés. Cela nous rappelle que le partage d’expériences concrètes a souvent un impact plus important que la simple explication du fonctionnement théorique d’un système. »

Mettre en pratique les résultats de la revue

Encouragée par ces conclusions et d’autres, la CNEE intensifie déjà ses efforts pour faciliter les échanges d’apprentissage entre pairs entre les pays et les secteurs. Elle l’a notamment fait à Vienne en septembre, lors d’une conférence organisée par l’OPEP et la Banque africaine de développement.

Une autre occasion d’apprentissage entre pairs sera la prochaine conférence des partenaires à Nairobi, où l’Ouganda sera également représenté. Les participants à cette conférence sont tous, d’une manière ou d’une autre, impliqués dans des questions spatiales complexes, telles que l’aménagement du territoire, le développement des corridors et des infrastructures, la gestion des ressources minérales ou l’aménagement des deltas. À la lumière de ces cas concrets, les participants se concentreront sur la coopération institutionnelle et le rôle de l’évaluation d’impact pour soutenir la collaboration aux étapes de planification, de mise en œuvre et de suivi de ces projets. La CNEE facilitera les échanges entre pairs afin d’explorer les facteurs susceptibles de favoriser véritablement l’implication des parties prenantes, une planification cohérente et intégrée, une participation significative, ainsi qu’un suivi et une mise en application conjoints.

Image : Participants à la conférence intitulée « Renforcement des garanties environnementales et sociales pour les pays africains », organisée par le Fonds de l’OPEP pour le développement international et la Banque africaine de développement à Vienne en septembre. ©CNEE, 2026

Faciliter l’apprentissage entre pairs au-delà des frontières juridictionnelles est une boîte à outils pratique qui rassemble les perspectives et les enseignements tirés à ce jour par la CNEE concernant la facilitation des échanges liés à des cas concrets. Souhaitez-vous obtenir une copie ? Faites-le-nous savoir !

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