La mine d’uranium d’Azélik a été opérationnelle entre 2010 et 2014, avant de fermer ses portes en raison de la chute des cours de l’uranium. Les nouveaux propriétaires envisagent de rouvrir le site, une démarche qui nécessite la réalisation d’une étude d’impact environnemental et social (EIES). Afin d’éclairer sa prise de décision concernant cette réouverture, le Bureau national pour l’évaluation environnementale (BNEE) du Niger a sollicité la NCEA pour mener un examen indépendant de l’EIES relative au projet.
L’étude d’impact environnemental et social (EIES) de 2026 couvre un large éventail de sujets et propose une description pertinente du cadre juridique. Toutefois, dans son examen, la NCEA relève plusieurs lacunes et formule diverses recommandations visant à y remédier, afin de permettre une prise de décision éclairée concernant le projet. Parmi les observations dignes d’intérêt, on peut citer :
- Une absence de données de référence récentes et suffisamment détaillés dans la description de l'état initial environnemental et social. Cette description devrait utiliser les données générés pendant la période d'exploitation 2010-2014.
- L'EIES devrait mieux analyser les impacts sur les communautés riverains et les populations nomades. Il est recommandé d'élaborer un plan d'engagement des parties prenantes.
- Sur le plan environnemental et sanitaire, l’EIES devrait être complétée par des analyses quantitatives des risques liés aux poussières, au radon, aux rayonnements ionisants, aux gaz toxiques, au bruit, aux vibrations, aux accidents majeurs et aux conditions thermiques de travail. Un plan de gestion radiologique doit être finalisé et annexé à l’EIES.
- De même, le PGES devrait être révisé afin de préciser les indicateurs, les responsabilités, les fréquences de suivi, les seuils d’alerte, les procédures correctives et un budget réaliste.
- La gestion de l’eau constitue un enjeu critique. La CNEE recommande de produire une analyse
hydrogéologique actualisée. Les risques de pollution des eaux de surface et souterraines doivent être mieux analysés.
Rapports consultatifs et autres documents
Rapport d'avis