Publié le: 2026-07-10
« L’IAIA26 a réaffirmé que l’évaluation d’impact n’est pas seulement un processus technique visant à produire des informations précises. Il s’agit d’un processus de gouvernance et de renforcement de la confiance destiné à aider les sociétés à prendre de meilleures décisions dans un contexte de complexité, d’incertitude et de revendications contradictoires. »
Tel est le principal héritage de la conférence de 2026 de l’Association internationale d’évaluation d’impact (IAIA), selon son PDG, M. Gary Baker. La conférence s’est tenue à Québec, au Canada, au mois de mai. La CNEE y a participé et a présenté des exposés sur les défis auxquels est confronté le système d’évaluation des EES aux Pays-Bas, ainsi que sur le patrimoine culturel et l’évaluation d’impact.
L’IAIA 2026 a clairement montré que l’évaluation d’impact est en pleine évolution : de la conformité à la gouvernance, de la consultation à la collaboration, de la prédiction au renforcement de la confiance et à la gestion adaptative. La planification stratégique et l’évaluation par la collaboration et le renforcement de la confiance constituent le seul moyen de sortir du labyrinthe des défis spatiaux interdépendants. C’est la raison pour laquelle la CNEE aux Pays-Bas a mis en place une série de tables rondes avec les acteurs néerlandais de l’aménagement du territoire et de l’évaluation environnementale afin de discuter de la manière de mieux intégrer l’évaluation environnementale plus en amont dans les processus de planification et de conception.
Cela fait écho à ce que la CNEE observe dans un nombre croissant de pays partenaires tels que la Guinée et le Burundi. Dans ces pays, l’évaluation environnementale stratégique (EES) et/ou ses principes sont mis en œuvre dès les premières étapes des processus de planification stratégique afin de soutenir et de mettre en place une gouvernance collaborative autour de sujets complexes et sensibles tels que l’aménagement du territoire national, la gestion des ressources en eau ou l’exploitation minière. Ces pays sollicitent l’aide de la CNEE pour les aider à profiter pleinement le potentiel de l’EES, qui va bien au-delà d’un simple instrument technique « en fin de chaîne » destiné à répondre aux défis environnementaux.
Grâce à l’EES, les parties prenantes sont informées et impliquées, des scénarios et des alternatives sont élaborés et comparés, et une base scientifique dans le cadre d’ une approche dynamique et contextuelle est fournie. C’est pourquoi l’EES peut et doit être utilisée dès les premières étapes de la conception et de la planification. Elle peut alors servir de plateforme pour une analyse conjointe des faits dans les processus de développement territorial, contribuant ainsi à définir un point de départ pour la suite des négociations, avec le soutien de toute les institutions gouvernementales.
Image: ©CNEE, 2026